Tout d’abord, le Docteur Edouard Bichier, secrétaire national de la conférence des Présidents de C.M.E. (commission médicale établissement) et Président C.M.E. au Centre hospitalier de Saumur, non membre du Modem, a comparé en premier la santé dans les différents pays européens et la structure des actes médicaux : présence médecins par habitants, coût moyen de l’acte etc. le patient français est de loin le plus consommateur de médicaments. Il a parlé ensuite des enjeux au niveau national dans l’approche de la carte hospitalière (rapport G. Larcher) qui doit prendre place après les consultations en cours et enfin de la nouvelle gestion depuis 2004 de l’hôpital avec un objectif d’efficience.
Ensuite le Docteur Philippe Algoet, médecin généraliste, Maire de Vihiers, président du C.A. de l’hôpital de Vihiers a abordé la médecine libérale et son rôle de coordination dans « le parcours de santé » s’inscrivant dans le cadre de l’agence régional de santé (A.R.S.). Le Dr Algoet connaît bien les attentes de ses patients comme de ses concitoyens, il est élu au bureau du mouvement démocrate du Saumurois.
De son point de vue, le médecin généraliste est confronté parfois aux exigences du patient, son rôle modérateur doit faire prendre conscience que le médicament n’est pas un bien de consommation. Il a ensuite parlé des points forts du rapport Larcher en matière de recherches de complémentarités avec l’ensemble des intervenants dans le parcours santé. Le changement de gouvernance à l’hôpital posera inévitablement des problèmes et il en a exprimé son désaccord.
Si la sauvegarde d’une offre de soins cohérente à l’échelle d’un territoire peut se traduire par un pôle de santé regroupant structure publique et privée, il n’en demeure pas moins que faute de choix, le risque du dépassement d’honoraire peut être subit comme un frein. D’autre part la politique de la santé s’oriente vers une stigmatisation du malade, dont le principe même de solidarité est réduite à sa plus simple expression : La franchise médicale hier, le déremboursement de certains médicaments aujourd’hui, pèseront particulièrement chez les personnes qui sont en Affection de Longue Durée. L’ensemble de ces dépenses seront transférées vers les mutuelles, pour ceux qui en auront la possibilité. Pour rendre maîtrisable le coût de la santé, les réformes doivent changer l’organisation du système, et non, comme aujourd’hui, facturer purement et simplement les surcoûts aux personnes malades.
Pour le Modem, gérer l’hôpital comme une entreprise remet en cause le coût « social et sociétal » de l’hôpital. Il faut regarder la santé non pas comme une charge, mais comme un atout et un secteur de pointe. Comment placer l’Homme au centre des préoccupations de la santé en réaménageant les territoires, en investissant et en maintenant les équilibres financiers ? Tel a été l’approche faite sur ce thème. La France doit demeurer le pays au monde où la santé est la meilleure. Le Mouvement Démocrate par cette réunion a marqué sa volonté d’informer et de débattre dans un esprit démocratique et constructif. D’autres thèmes seront proposés dans le futur collant ainsi aux attentes d’informations et d’échanges de nos concitoyens.
